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UNIVERSITAIRE
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L' OUEST-
PARISIEN

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Conférence donnée le mardi 10 Mai 2005

par John HACKETT

Docteur ès Sciences économiques 

Dans un peu plus d’un mois, ce sera le « Bloomsday 2005 ». Car, c’est le 16 juin 1904 que Leopold Bloom, personnage clé du roman fétiche de James Joyce, « Ulysse », a accompli sa promenade dans Dublin. C’est aussi le jour où le jeune Joyce, âgé de 22 ans, fraîchement revenu de Paris, a donné rendez-vous dans Nassau Street à la jeune femme de chambre,Nora Barnacle. Nora Barnacle, qui l’a suivi dans toutes ses pérégrinations à Trieste, Zurich, Rome, Paris. Comme il écrira à la fin de « Ulysse », pour terminer le fameux monologue de 60 pages, pratiquement sans ponctuation, de Nora Bloom. Nora est, bien entendu, Nora Barnacle.

Joyce était contre le mariage, comme il était contre beaucoup de choses à l’époque. Mais ils ont quand même fini par un mariage civil à Londres, en 1931.

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Conférence donnée le mardi 19 avril 2005

par Françoise Chatel de Brancion
docteur ès Lettres

L'Irlande et George Bernard Shaw

Bernard Shaw est un homme remarquable, un grand dramaturge. Il a écrit cinquante-sept pièces de théâtre. Ne vous attendez pas à ce que je vous les résume en une heure, ce serait impossible. Je me propose de montrer seulement les aspects très différents de cet homme qui manie les idées avec maestria.

Pour lui, les idées sont des passions, elles sont plus intéressantes que les sentiments. Finalement, il est un peu comme Shakespeare, il voit chaque homme, chaque femme, chaque personnage, dans sa complexité, dans ses difficultés, dans ses tendances multiples. Néanmoins, contrairement à Shakespeare, qui ne juge jamais, Shaw juge selon son propre critère humanitaire et social, car il y a en lui une profonde foi socialiste.
Il a été un socialiste militant et, en même temps, un grand satirique.

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Conférence donnée le mardi 14 janvier 2014

Par Jacqueline Baldran
Maître de conférences Université Paris IV

Après tant de vains combats, Diderot avait décidé de ne rien publier de son vivant.

Il y gagnait une liberté sans limites. Débarrassé des contraintes de la censure, mais aussi de celles que peuvent imposer la réussite et l'approbation du public, Diderot, infiniment libre et adversaire de toute idée reçue, fût-ce la sienne, s'abandonna à tous les élans de sa pensée, de sa sensibilité et de son imagination.

Et comme sa pensée ne reculait devant aucune audace, que sa sensibilité épousait tour à tour tous les rôles, ses ouvrages sont des joutes permanentes de l'intelligence et du sentiment. Il s'inventait des personnages qui étaient des aspects de lui-même ou des moments de sa réflexion. Il les essayait, les développait , les contredisait, en épuisait toutes les possibilités.

A la recherche des manuscrits  

Quelques années avant sa mort, il fit faire des copies de ses nombreux manuscrits, destinés à sa fille Angélique  à Grimm, à Catherine II ,  et à un ami, Naigeon, qui, en 1798, publia la première édition de ses œuvres soi-disant complètes.

Après sa disparition, parurent des copies pirates de la Correspondance littéraire et Angélique, devenue Mme de Vandeul,  accepta de livrer quelques manuscrits après les avoir censurée de son propre chef.

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Conférence donnée le mardi 7 janvier 2014

Par Jacqueline Baldran
Maître de conférences Université Paris IV

Il fallut attendre le XXème siècle pour que l’histoire littéraire donne à Diderot sa juste place aux côtés de Voltaire et de Rousseau.

On le connaissait comme causeur éblouissant, touche-à-tout généreux, auteur de quelques ouvrages philosophiques, de quelques contes, inventeur d’un nouveau théâtre et surtout infatigable animateur de l’Encyclopédie mais, longtemps, l’ensemble de son œuvre resta inconnu.

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Conférence donnée le mardi 14 Novembre 2006 

par Alain PAGÈS, 
Professeur à l'Université de Paris III - Sorbonne nouvelle
Directeur du Centre d'Etudes sur Zola et le naturalisme (ITEM, CNRS)
Directeur de la rédaction des "Cahiers naturalistes"

Après les conférences qui viennent d’être prononcées sur Zola, après l’évocation du romancier et de l’auteur des Rougon-Macquart, j’aimerais vous parler du Zola qui est , peut-être, le plus connu, le Zola de l’affaire Dreyfus, l’homme qui le 13 janvier 1898 a lancé ce texte extraordinaire qui reste dans nos mémoires, le texte de "J’accuse !". 

En cette année 2006, le capitaine Alfred Dreyfus est plus que jamais d'actualité, puisque sa réhabilitation s’est déroulée il y a exactement cent ans.
Beaucoup d’entre vous connaissent des éléments de cette affaire et sans doute, dans la discussion qui suivra, pourrais-je évoquer tel ou tel point, entrer avec vous dans les éléments de la discussion. Charles Dreyfus qui est ici présent, petit-fils d’Alfred Dreyfus va lui aussi prendre part à cet entretien. Je suis vraiment très heureux qu’il ait accepté de venir aujourd’hui.

L'affaire Dreyfus, c'est une affaire collective, qui a emporté toute une époque, qui a concerné toute une génération d'intellectuels et d'artistes.
Une histoire complexe, qu’on peut aborder de différentes façons…

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Albert Camus l'actualité de l'œuvre

Conférence donnée le mardi 9 janvier 2007 

par Denis Salas
Magistrat 

Il y a quelques années, un an après les attentats du 11 septembre, il m’a paru intéressant de réunir dans un recueil, avec Nicolas Philippe, les principaux textes que Camus avait consacrés au terrorisme. Je voudrais en profiter pour rendre hommage à Jacqueline de Valensi, qui nous a quitté il y a deux ans, puisque elle a guidé mes premiers pas dans la connaissance de l’œuvre d’Albert Camus, elle qui a dirigé avec toute une équipe la réédition des œuvres de Camus dans les éditions de La Pléiade en prenant la suite de la formidable entreprise initiée par Roger Quillot, le premier éditeur de Camus.
Aujourd’hui, il y a une actualité éditoriale intéressante et j’ai apporté le livre de Jean Daniel que je suis en train de lire : "Avec Camus. Comment résister à l’air du temps ?". Je trouve aussi intéressant le recueil sorti par Alain Finkielkraut, avec une pléiade d’auteurs : "Que peut la littérature ?", ouvrage où il est question de Camus et notamment du "Premier Homme". Enfin mon propre ouvrage sur Albert Camus, "La juste révolte", aux éditions Michalon.

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Albert Camus sur les "Rivages" de la Méditerranée

Le 1er Avril 2003 

par Sylvie Petin, directrice du Forum Universitaire

Préparant cette conférence, je songeais à celle faite la semaine dernière par Françoise Chatel de Brancion sur l'écrivain grec Kazantzaki ; et m'est revenu en mémoire le texte d'un exposé fait par Camus au couvent des Dominicains de Latour Maubourg en 1948. 

Il avait été invité par eux pour répondre à la question : "Qu'est-ce que les incroyants attendent des croyants ?"
Camus répondit :

"Je partage avec vous la même horreur du Mal. Mais je ne partage pas votre espoir et je continue à lutter contre cet univers où des enfants souffrent et meurent … si le Christianisme est pessimiste quant à l'Homme, il est optimiste quant à la destinée humaine. Eh bien ! je dirai que pessimiste quant à la destinée humaine, je suis optimiste quant à l'Homme…"

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Albert Camus ou l'exigence morale

Conférence donnée le mardi 5 décembre 2006
par Agnès SPIQUEL
Université de Valencienne
Présidente de la Société des Etudes camusiennes.

Il va de soi que je parle la première de ce cycle et que j’aborde Camus, sa pensée, son œuvre par un biais qui va m’amener à côtoyer les territoires que mes collègues et amis défricheront bien plus avant. 
Plus je travaillais cette conférence, plus il me semblait que, effectivement, commencer par cette interrogation sur l’exigence morale avait un sens et nous mettait au cœur de la pensée camusienne. Je dirais même de la tension camusienne. C’est en terme de tension que la question morale se pose à Camus. Il ne cesse de s’interroger sur le rapport de l’homme au monde (et quand il dit "monde", c’est la société, c’est l’histoire, c’est la nature) et sur le rapport de l’homme à lui-même.

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Conférence donnée le mardi 18 décembre 2007

par Valérie GAY-AKSOY
Traductrice de Pamuk

INTRODUCTION

Le seul nom d’Istanbul évoque tout un tas d’images et charrie beaucoup de clichés. Byzance, Constantinople, Istanbul : trois noms presque mythiques pour trois grandes civilisations qui ont donné lieu à une construction identitaire complexe, composite, parfois confuse.

C’est certainement l’une des villes sur laquelle on a le plus écrit, et qui a souvent nourri l’imaginaire, aussi bien occidental que local. Il s’agit d’une cité " entre deux mondes ". Une ville-monde. 
C’est la seule métropole construite sur deux continents, et cette position géographique amène automatiquement la métaphore, celle d’un pont entre Orient et Occident. Un pont entre deux univers culturels et entre deux temps, celui de la magnificence d’un empire effondré et celui d’une modernité hybride. 
Et pour se rapprocher du thème de notre conférence, c’est aussi une ville entre Méditerranée et mer Noire, qui en turc se disent Akdeniz, la mer blanche, et Karadeniz, la mer Noire. 
Orhan Pamuk parle d’une ville d’Europe de l’est située en Orient.

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Conférence donnée le mardi 31 Janvier 2006

par Jacqueline BALDRAN
Maître de conférences Paris IV 

« Laclos a construit l'un des romans les plus intelligents de la littérature universelle »
Raymond Picard « Génie de la littérature française »

AVANT DIRE
Ce roman diaboliquement intelligent, « Les Liaisons dangereuses », a fait l'objet de nombreux travaux, articles de revues, et ouvrages de critique. Des colloques lui ont été consacrés qui en ont brillamment analysé la complexité; sans compter les introductions savantes qui accompagnent les nombreuses éditions de ce roman. 
Toutes ces études ont nourri et éclairé ma propre réflexion et c'est pourquoi je tiens à souligner ma dette à leur égard.

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